Les directions conformité et lutte contre le blanchiment vivent depuis des années avec une forme de fatalité : les faux positifs feraient partie du jeu. Ils seraient l'inévitable conséquence d’un paramétrage prudent, de l’élargissement des sanctions internationales ou encore d’une volonté de ne jamais manquer un signal réellement suspect.
Ce que l’on mesure pourtant mal, c’est le coût silencieux, presque invisible, que ces faux positifs font peser sur les équipes AML.
Les analystes le savent : la majorité des alertes qui leur parviennent n’a aucune pertinence opérationnelle. Certaines institutions observent des taux de faux positifs dépassant 90 %, ce qui signifie que l’immense majorité du temps d’analyse est absorbée par des vérifications sans valeur ajoutée. Chaque alerte, même non pertinente, doit être qualifiée, documentée et tracée, faute de quoi le dispositif peut être fragilisé lors d’une inspection.
Cette mécanique crée un paradoxe saisissant : plus le dispositif se veut prudent, plus il génère de bruit, et plus il devient difficile pour les analystes de consacrer leur expertise aux cas sensibles. Les conséquences ne sont pas uniquement opérationnelles. Elles sont aussi humaines. La répétition quotidienne de tâches à faible complexité érode la motivation, réduit la capacité d’attention et contribue à la rotation des équipes.
Un faux positif n’est jamais un “non-événement”. Il mobilise du temps, de la concentration et de l’énergie. Il retarde l’analyse des dossiers à risque et génère des backlogs qui deviennent rapidement ingérables.
Ces effets se cumulent et produisent des impacts très concrets :
La surcharge liée aux faux positifs n’est pas visible sur un tableau de bord, mais elle se fait sentir dans chaque équipe : des files d’alertes qui ne diminuent jamais, une attention qui s’effrite, un manque de temps constant.
Plusieurs facteurs contribuent à cette inflation mécanique.
Le résultat est connu : l’alerte devient la norme, l’exception devient l’objet rare. Il faut pourtant retrouver l’inverse : un dispositif où l’alerte signale réellement un risque potentiel.
Pour réduire cette surcharge, les approches traditionnelles (ajustement des règles, renforcement des équipes, externalisation ponctuelle) montrent leurs limites. Elles ne font que déplacer la pression, sans la traiter en profondeur.
La véritable rupture vient de l’introduction d’une analytique intelligente capable de distinguer automatiquement ce qui est réellement pertinent de ce qui ne l’est pas.
Une plateforme comme Harmoney permet précisément ce changement d’échelle. Par exemple, notre agent filtre le bruit pour révéler le signal.
Ce n’est pas une simple réduction du volume d’alertes. C’est une transformation de la manière dont les équipes AML travaillent.
Lorsque les faux positifs en AML cessent de représenter la majorité des alertes, les analystes retrouvent la possibilité de se concentrer sur leur véritable valeur ajoutée :
L’état d’esprit change. Le métier redevient attractif. La vigilance augmente. La qualité du dispositif aussi.
La technologie n’élimine pas l’humain. Elle lui rend du temps, et surtout du sens.
Si les faux positifs représentent encore une fatalité pour beaucoup d’organisations, ils deviennent un levier de performance pour celles qui s’équipent d’outils modernes.
Leur invisibilisation n’est pas un fantasme technologique : c’est une réalité mesurable, déjà observable dans des dispositifs qui se sont dotés d’une plateforme capable d’orchestrer, d’automatiser et de fiabiliser les contrôles.En permettant de dépasser la simple “gestion d’alertes”, Harmoney participe à une transformation profonde : un dispositif AML qui n’est plus submergé par le bruit, mais recentré sur l’analyse des risques réels.