Pourquoi 95 % des résultats d’adverse media sont inutiles

Dans les équipes de conformité, peu d’activités suscitent autant de soupirs que l’Adverse Media Screening.

Ce contrôle, indispensable en théorie, se transforme trop souvent en un exercice laborieux où l’on passe des heures à examiner des articles qui, dans l’immense majorité des cas, n’ont aucun lien avec le client analysé.

Adverse media checks

💡 À retenir

  • L’adverse media est indispensable, mais largement inefficace dans sa forme actuelle. Dans certaines institutions, jusqu’à 95 % des résultats sont du bruit.
  • La surabondance d’informations non contextualisées dégrade la valeur du contrôle et alourdit inutilement la charge des analystes.
  • Le bruit informationnel constitue un véritable risque AML, en masquant les signaux réellement pertinents.
  • Une approche intelligente permet de filtrer le bruit pour faire émerger le signal, en s’appuyant sur le contexte et la matérialité du risque.
  • La technologie ne remplace pas l’expertise humaine, elle la recentre sur l’analyse, l’investigation et la prise de décision

Quand la surveillance des adverse media devient plus un fardeau qu’un avantage

Dans certaines institutions, plus de 95% des résultats adverse media sont des faux positifs:

  • Des homonymes.
  • Des articles sans lien.
  • Des contenus qui évoquent un contexte, mais pas le bon individu.
  • Des sources secondaires sans pertinence réelle.

Et pourtant, chaque résultat doit être lu, qualifié, justifié. Ce qui devrait être un outil puissant de détection devient une charge opérationnelle démesurée.

Un processus essentiel… mais inefficace dans sa forme actuelle

L’adverse media est devenu incontournable. Il complète les listes de sanctions, enrichit la compréhension du risque client et aide à détecter des signaux faibles autrement invisibles.

Mais son efficacité est minée par la façon dont les outils traditionnels présentent les résultats : une avalanche de liens, souvent peu structurés, parfois éloignés du sujet, dont la pertinence varie énormément.

Dans la pratique, cela crée un climat de lassitude opérationnelle :

  • Les analystes passent un temps disproportionné à trier du contenu sans intérêt.
  • Les dossiers s’allongent, les délais augmentent.
  • Les articles réellement pertinents risquent d’être noyés dans la masse.
  • L’attention se dilue, ce qui augmente mécaniquement le risque d’erreur.

On finit par oublier que l’objectif n’est pas de “voir tout ce qui existe”, mais d’identifier ce qui compte.

Pourquoi autant de bruit dans les adverse media checks ?

L'explosion du volume d'informations disponibles explique en partie le phénomène. Moteurs de recherche, bases de données, agrégateurs de contenu… L’information est surabondante, mais rarement bien structurée pour les besoins AML.

À cela s’ajoutent trois dynamiques structurelles :

  1. Les homonymes, qui génèrent des résultats non liés au client.
  2. Les articles très généralistes, qui évoquent un crime ou un secteur sans lien direct.
  3. Les sources mal contextualisées, qui manquent de détails pour évaluer la matérialité.

Le résultat est simple. L’analyste doit faire le travail que l’outil n’a pas fait.

Filtrer. Comprendre. Écarter. Encore et encore.

Le risque caché : quand le bruit masque le signal

Le véritable danger est là : un excès d'information peut devenir aussi risqué qu’un manque d'information.

Quand les analystes doivent parcourir des dizaines d’articles inutiles, la vigilance se fatigue, l’esprit se disperse, et l’œil affûté peut finir par manquer un élément important.

Le bruit informationnel n’est pas seulement un irritant opérationnel. C’est un risque AML. Dans un océan de faux positifs, le vrai risque peut devenir invisible.

Une approche plus intelligente des adverse media checks

La rupture vient d’outils capables de comprendre le contexte, de filtrer le bruit et de ne faire remonter que les éléments réellement pertinents.

C’est précisément ce que permet notre Agent Harmoney, grâce à une combinaison d’automatisation, d’analyse linguistique et de logique métier. Notre Agent transforme la recherche brute en information exploitable. Il identifie automatiquement :

  • si l’article concerne réellement la bonne personne,
  • si le contenu évoque un risque matériel,
  • si l’article doit être intégré au dossier ou ignoré,
  • si le client nécessite une mise à jour du niveau de vigilance.

Le tri initial, celui qui consomme aujourd’hui le plus de temps analyste, est automatisé. Ce qui remonte aux équipes est déjà filtré, classé et contextualisé.

Résultat : moins d’articles à lire, plus d’attention sur les bons signaux et un dispositif plus sûr.

Une nouvelle expérience pour les analystes

L’effet est immédiat : les équipes ne sont plus submergées par des listes interminables de résultats. Elles ne perdent plus un temps précieux à vérifier ce qui n’a aucune valeur. Elles peuvent se concentrer sur ce qui compte vraiment :

  • comprendre le risque,
  • investiguer les cas sensibles,
  • prendre des décisions.

La technologie n’élimine pas l’expertise humaine, elle l’oriente vers les bons endroits.

Conclusion : passer d’un contrôle lourd à un outil stratégique

Dans sa forme actuelle, l’Adverse Media Screening est souvent un goulet d’étranglement. Mais avec une approche intelligente, il devient un levier de compréhension, une source d’alerte fine et un élément clé du profil de risque.

En filtrant 95 % du bruit, une plateforme comme Harmoney permet aux institutions de redonner sens, efficacité et précision à un processus essentiel pour la maîtrise du risque AML.

Le défi n’est pas de trouver plus d’informations. Le défi est de trouver la bonne information.


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