Dans le monde de la conformité financière, trois sigles reviennent sans cesse : KYC, AML et CDD. Ils sont étroitement liés, souvent utilisés ensemble, parfois même de manière interchangeable. Mais chacun joue un rôle spécifique dans la protection du système financier contre les abus.
Alors, que signifient-ils exactement ? Comment s’articulent-ils ? Et qui est concerné ?
Le KYC, ou « connaissance client », désigne le processus par lequel une entreprise vérifie l’identité de ses clients. Cette étape est essentielle pour évaluer les risques potentiels d’activités illégales comme le blanchiment d’argent ou le financement du terrorisme.
Pourquoi c’est important : le KYC permet de s’assurer que vos clients sont bien ceux qu’ils prétendent être et qu’ils ne présentent pas de risque caché.
Exemple : une banque vous demande une pièce d’identité et un justificatif de domicile lors de l’ouverture d’un compte.
Le CDD, ou « diligence raisonnable client », va plus loin que le KYC. Il ne s’agit pas seulement d’identifier un client, mais d’évaluer son profil de risque global et de surveiller ses activités financières dans le temps.
Cela comprend :
Il existe trois niveaux de diligence :
Exemple : un cabinet d’avocats doit collecter et vérifier la structure de propriété d’un client corporate avant de gérer une transaction immobilière importante. Une banque peut appliquer une EDD à un client qui est un haut fonctionnaire étranger, nécessitant des informations complémentaires et une surveillance continue.
L’AML, ou lutte contre le blanchiment de capitaux, désigne l’ensemble des réglementations, politiques et contrôles mis en place pour prévenir, détecter et signaler les activités financières suspectes. L’objectif est d’empêcher les criminels de dissimuler des fonds obtenus illégalement en les faisant passer pour des revenus légitimes.
AML includes:
Example: a payments platform spots an unusual pattern of small transactions linked to high-risk countries, triggers a flag and files a report to the local Financial Intelligence Unit (FIU).
Les termes KYC, AML et CDD sont nés du besoin de gérer les risques financiers et de respecter des réglementations strictes. Dans l’Union européenne comme à l’international, toute entreprise considérée comme une entité régulée est tenue de se conformer aux obligations KYC et AML.
Cela inclut notamment :
Même certains secteurs non financiers peuvent être concernés s’ils manipulent de grosses sommes d’argent ou présentent un risque de blanchiment.
Pour la liste officielle des entités assujetties dans l’UE, voir l’article 2 de la directive (UE) 2015/849 (4e directive anti-blanchiment).
La conformité AML dans l’UE est régie par une série de directives en constante évolution, la plus récente étant la 6e directive anti-blanchiment (6AMLD).
Les obligations clés en matière d’AML dans l’UE incluent :
Une nouvelle Autorité européenne de lutte contre le blanchiment de capitaux (AMLA) est également en cours de création pour superviser et harmoniser l’application de la réglementation entre les États membres.
Rappel des politiques précédentes :
🔗 Plus d’informations sur la politique AML de l’UE : Commission européenne – LBC/FT
Bien que les règles AML soient globalement alignées dans leur principe grâce au GAFI (Groupe d'action financière), leur mise en œuvre varie fortement selon les régions. Voici les principales différences :
In résumé : les principes fondamentaux sont similaires, mais les obligations pratiques, l’intensité de la supervision et les sanctions encourues varient largement. Cela rend la conformité transfrontalière particulièrement complexe, un défi auquel des plateformes comme Harmoney répondent en simplifiant et harmonisant les flux AML à l’échelle internationale.
Pour rester conforme et protéger votre activité, il est essentiel de comprendre comment le KYC, l’AML et le CDD s’articulent :
Ensemble, ils permettent aux entités réglementées de remplir leurs obligations légales et de prévenir la criminalité financière à la source.
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